St-Pierre Chiropratique
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Optimiser votre potentiel de santé

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5 activités tendances à essayer en 2018! (2e partie)

Publié le 1 février 2018 à 0:20 Comments commentaires (0)

Vous vous rappelez de ma chronique santé du dernier mois? Je vous proposais des activités tendances à essayer en 2018! Je vous ai parlé de courses à obstacles, de MovNat et de méditation. Alors, je reprends le collier ce mois-ci et je termine avec la 2e partie de cette chronique avec deux autres activités à essayer au cours de la prochaine année.

Escalade

Anciennement l’activité favorite d’un petit groupe d’adeptes, l’escalade s’est démocratisé au cours des dernières années au Québec. Les centres d’escalade intérieur pullulent, mais l’escalade peut également se pratiquer sur des parois à l’extérieur ou encore sur des roches, sans équipement en particulier, communément appelé l’escalade de bloc. Très physique, l’escalade est une activité globale travaillant autant la force des bras et des jambes. Le cœur est aussi mis à contribution tout comme notre agilité et notre souplesse. D’ailleurs, la revue de plein air ESPACE a publié un article fort intéressant sur cette activité dans son numéro de l’automne dernier. De plus, il est important de rappeler qu’à Val-David dans le parc régional, nous pouvons profiter d’un des plus beaux endroits pour faire de l’escalade extérieur au Québec. Notre parc fait l’envie de plusieurs et les gens viennent de partout au Québec et même de l’extérieur pour venir grimper ses parois rocheuses.

Entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT)


Popularisé, en partie, par Greg Glassman, le co-fondateur du CrossFit, le « High Intensity Interval Training (HIIT) » consiste à enchaîner différents mouvements à très haute intensité pendant une courte période de temps suivi d’une période de récupération. Généralement, les séances de HIIT ne dépassent pas 30 minutes, même qu’elles sont parfois plus courtes. Les séances de Tabata (20 secondes d’effort à haute intensité suivi de 10 secondes de repos) sont un exemple de HIIT. Ces séances permettent de maximiser son temps tout en procurant des avantages indéniables sur la santé et la mise en forme. Beaucoup d’études à ce sujet ont été réalisé au Canada par le chercheur Martin Gibala à l’Université McMaster à Hamilton en Ontario. Selon lui, ce type d’entraînement permet de diminuer la tension artérielle, améliorer la glycémie chez les gens diabétiques de type II et améliorer la composition musculaire. Toujours selon lui, une séance de 3 x 20 secondes à intensité maximale (1 minute au total) est la dose minimale procurant des effets significatifs sur la santé et la forme physique. D’ailleurs son livre « The One-Minute Workout » fait le compte rendu de ses expériences et propose des exemples de séances d’entraînement pour être en santé et le demeurer.

Alors, ce n’est pas le temps de s’arrêter en 2018. Il y a tant à faire, à découvrir et de défis à surpasser que je vous invite à prendre votre santé en main et à essayer de nouvelles activités. Je vous en ai proposé cinq au cours des deux derniers mois, mais les possibilités sont multiples. J’aurais pu vous parler de « Fatbike », de « Slackline » ou encore de « Stand-Up Paddle », mais je vous laisse faire vos recherches à propos de ces activités. À vous de m’en parler!

Dr Charles St-Pierre, chiropraticien

5 activités tendances à essayer en 2018! (1re partie)

Publié le 9 janvier 2018 à 14:45 Comments commentaires (0)

Dans ma pratique sportive, je déteste la monotonie et j’aime essayer de nouvelles activités. J’ai toujours pratiqué plusieurs sports et parfois, en même temps! Au secondaire, je jouais au soccer l’été, au football à l’automne et l’hiver, c’était le basketball et la planche à neige. Au CÉGEP, je me rappelle déjà avoir quitté une pratique de football pour aller jouer une partie de soccer ou encore de basketball. Dans les 9 dernières années, incapable de me contenter d’un seul sport, j’ai décidé d’en combiner 3 (natation, vélo et course à pied) dans une même épreuve et de compétitionner en triathlon. Je suis convaincu qu’au lieu de se concentrer sur une seule activité, nous devrions plutôt favoriser le développement d’un large éventail d’habiletés motrices. Ainsi, il est possible de mieux s’adapter à notre environnement, la météo ou encore la situation. Trop froid pour faire du ski alpin, pourquoi ne pas aller dans le bois pour une sortie en raquette? Il pleut trop pour aller en vélo de montagne, je décide alors d’aller nager. Vous voyez, c’est pratique, ludique et on est jamais pris au dépourvu. Alors pour 2018, je vous propose 5 activités qui sortent de l’ordinaire à essayer pour se divertir, s’amuser, se dépasser ou encore pour prendre soin de soi. Comme j’avais beaucoup d’informations à vous partager en ce début d’année, j’ai donc divisé le contenu en deux partie.


MovNat (www.movnat.com)

MovNat, littéralement « mouvement naturel », est une méthode inventée et développée par un athlète français Erwan Le Corre. Cette forme d’entraînement repose sur la capacité innée du corps humain à se mouvoir aisément dans son environnement et ce, de façon pleinement consciente. MovNat est en fait, un véritable mode de vie. Il invite l’être humain à retrouver ses origines; à manger des aliments authentiques, à bouger davantage, à grimper dans les arbres, à se déplacer à 4 pattes, à soulever des roches lourdes, à marcher nu pied et ce, idéalement en pleine nature. Je m’intéresse à MovNat depuis 2 ans et j’incorpore certains exercices à ma routine d’entraînement. D’ailleurs, il y aura des cours de MovNat à Val-David cet hiver et je vous encourage à venir l’essayer!



Course à obstacle

Vous êtes un coureur de longue date et vous aimeriez mettre du piquant dans votre activité? Pourquoi ne pas participer à une course à obstacle? Plaisir garanti! Que ce soit une « Spartan Race », une « Xman Race », une « Tough Mudder » ou encore une « NorthMan Race », ces courses sont très populaires en Amérique du Nord et elles affichent souvent complet. Que ce soit pour se dépasser ou pour l’esprit de camaraderie, une course à obstacle permet de tester votre endurance cardiorespiratoire, mais aussi votre force et votre agilité.


Méditation

Moins une activité physique en soit, faire régulièrement de la méditation est, selon moi, une façon efficace de libérer l’esprit et le mental pour voir plus clair dans son quotidien. Les enseignements que l’on retire en méditant s’appliqueront dans toutes les sphères de votre vie. En 2017, méditer régulièrement s’est avéré une véritable révélation pour moi et j’ai d’ailleurs écrit une chronique à ce sujet. Peu importe le type de méditation (de pleine conscience, transcendantale, etc.), je vous invite à y mettre l’effort et à l’essayer en 2018. Vous en retirerez des bénéfices.


Alors, ce n’est pas le temps de s’arrêter en 2018! Revenez-nous au début du prochain mois pour connaître deux autres activités qui sortent de l’ordinaire.


Dr Charles St-Pierre, chiropraticien

Un geste pourtant banal...

Publié le 3 avril 2017 à 13:45 Comments commentaires (0)

Un adulte le fait en moyenne 26 000 fois par jour, et ce, sans s'en rendre compte! Sans elle, on ne survivrait pas plus que quelques minutes. Vous avez trouvez de quoi il s'agit? La respiration!

Cela peut paraître un geste plutôt banal mais êtes-vous conscient de l’importance de la respiration? Saviez-vous qu’il est possible de mal respirer?


Lorsque l’on observe les jeunes enfants, on remarque qu’ils respirent exclusivement par le nez. La bouche, c’est pour manger ou boire. Le nez; pour respirer. Ils ne savent tout simplement pas comment respirer par la bouche parce que cette action n’est pas un geste naturel. La respiration par la bouche est une action qui, initialement, sert à répondre à un stress important ou à une urgence. Lorsque les jeunes enfants ont le nez complétement obstrué, ils tentent par tous les moyens de faire entrer l’air par les narines jusqu’à la limite de la suffocation. À ce moment, leur instinct de survie déclenche, en dernier recours, des pleurs qui forcent une importante quantité d’air à entrer dans les poumons par la bouche afin de répondre à un besoin immédiat.


Peut-on « mal respirer »? Il est à tout le moins possible de ne pas avoir une respiration optimale. Lorsque l’on respire par la cage thoracique (souvent associée à la respiration par la bouche), l’air est emmagasiné principalement dans la partie supérieure et médiane des poumons et très peu dans la portion inférieure. Ainsi, les poumons ne sont pas alimentés à leur pleine capacité. Cette déficience en oxygène demande au cœur un effort plus important et par conséquent; une respiration plus rapide. Ce type de respiration entraîne, à la longue, une diminution de l’amplitude de la cage thoracique.


La respiration nasale facilitant l’utilisation du diaphragme est la plus efficace. Il y a un lien étroit entre cette respiration et le sentiment de bien-être et de calme que l’on peut ressentir. Qui ne s’est jamais fait dire de respirer profondément en situation de stress? Cela assure également une meilleure oxygénation du réseau sanguin. De plus, l’oxygène entrant par le nez est filtré par les narines. Ce dernier a un rôle de protection contre les infections et il permet de contrôler le taux d’humidité et la température de l’air entrant.


Par son oscillation, la respiration crée un massage pour les organes, la colonne vertébrale et les côtes. Si ces dernières prennent de l’expansion à leur pleine capacité à chacune des respirations, elles assurent alors le maintien de leur flexibilité, leur vitalité et leur jeunesse. Comme chacune des douze côtes s’attachent à la colonne vertébrale, toutes les respirations profondes assurent la mobilité et l’élasticité de la colonne et du système nerveux central. Si la respiration n’est pas optimale, la colonne se rigidifie et perd de cette mobilité ou vice et versa.


Alors, lorsque vous y pensez, respirez un grand coup… mais surtout… par le nez!


Virginie Roy, M.Sc.


Texte inspiré du livre :

Douillard, John (2001). Body, Mind and Sport. Three rivers press (New York).


Conseils pratiques pour éviter la panique

Publié le 2 décembre 2016 à 6:15 Comments commentaires (0)


Avec l’hiver qui s’installe, nous n’avons pas d’autre choix que de faire face à ce que dame Nature nous envoie et de sortir nos pelles. Trop souvent, nous commençons le pelletage de notre cours avec une vigueur à laquelle notre corps n’est pas toujours préparé. Voici donc quelques conseils pratiques pour éviter la panique.


1) Échauffez-vous : on prend habituellement le temps de s’échauffer lorsqu’on s’apprête à faire une activité physique. Une tâche comme le pelletage peut demander autant sinon plus d’effort que ce que vous êtes habitués de faire. En plus, le pelletage entraîne des mouvements de torsion, ce qui est exigeant pour le corps et est la cause de plusieurs maux de dos. Avant de sortir pelleter, il est donc recommandé de prendre 10 à 15 minutes pour préparer le corps à l’effort. Par exemple, effectuez une dizaine de flexions et d’extensions du tronc par un mouvement contrôlé vers l’avant et vers l’arrière ainsi que de gauche à droite. Faites ensuite une dizaine de rotations (sens horaire et antihoraire) pour l’ensemble de vos articulations (cou, épaules, coudes, poignets, bassin, hanches et genoux). Terminez en effectuant de petits sauts sur place durant une minute afin d’augmenter vos fréquences cardiaques. Si toutefois vous n’avez pas le temps de faire ces exercices, commencez alors votre pelletage de façon graduelle pour les 5 premières minutes.


2) Évitez les torsions : les torsions sont souvent les principales causes de blessure lors du pelletage. Pour éviter ces blessures, assurez-vous de toujours avoir les épaules, le tronc et les pieds dans la même direction que votre pelle.


3) Utilisez vos jambes : le plus possible, il est préférable de fléchir les genoux plutôt que le dos. Les muscles des cuisses sont beaucoup plus forts que ceux du dos et sont donc en mesure de supporter des charges plus importantes.


4) Changez votre mouvement : le même mouvement effectué unilatéralement entraîne un déséquilibre au niveau de la force produite sur le corps. Il est donc recommandé d’inverser régulièrement la position de vos mains sur le manche de votre pelle ainsi que le pied qui est en avant lorsque vous soulevez la neige.


5) Prévenez : votre corps est peut-être mal en point depuis un certain temps et c’est lorsqu’il vit des stress importants (comme le pelletage) que les « bobos » se manifestent. La prévention évite bien des maux. Choisissez un professionnel de la santé de confiance qui sera en mesure d’assurer le bon fonctionnement et libérer les tensions qui sommeillent dans votre colonne vertébrale.


Sur ce, bon pelletage!


Dr Charles St-Pierre, chiropraticien

 


Quatre trucs pour bouger davantage cet été!

Publié le 23 mai 2016 à 9:00 Comments commentaires (0)



Pour développer et maintenir une santé optimale, il faut être actif physiquement. Bien bouger ou le mouvement en général est primordial. Ce dernier est l’un des premiers signes de vie. En fait, la plupart des essentiels de la vie dépendent de notre capacité à se mouvoir adéquatement dans notre environnement. À titre d’exemple, le simple fait de respirer convenablement pour aller chercher tout l’oxygène nécessaire dépend de la mobilité optimale de la cage thoracique et de la colonne vertébrale ainsi que de la contraction efficace du diaphragme.


 

Cependant, à l’échelle nord-américaine, nous devenons de plus en plus sédentaires. Dans les années 1800, 90 % des emplois nécessitaient un travail manuel, alors qu’aujourd’hui, ce n’est que de l’ordre du 2%. L’Américain moyen passe environ sept heures assis par jour; pour se rendre et revenir du travail, devant son ordinateur toute la journée et le soir devant la télévision. D’après des recherches récentes, il est estimé que si vous passez plus de 6 heures assis par jour, vous diminuez considérablement votre espérance de vie même si vous êtes actifs le restant de la journée. De plus, vous avez deux fois plus de risque de souffrir de diabète et vous augmentez de 90 % vos risques d’être atteint d’une maladie cardiovasculaire. Pourtant, notre physionomie nous permet de marcher entre 20 et 30 kilomètres par jour. Voici quelques trucs afin de bouger mieux sans pour autant changer considérablement votre routine.


 

• Passer le moins de temps possible assis

Le fait de se tenir debout, droit sur nos deux jambes, engage une série de muscles posturaux augmentant la dépense énergétique. Idéalement, opter pour un plan de travail debout ou combinant les deux. Si votre milieu de vie ne vous le permet pas, levez-vous à tous les 40 à 50 minutes.


 

• Bouger fréquemment à faible intensité

Faire le ménage, préparer le souper, jardiner, aller marcher, utiliser les escaliers plutôt que l’ascenseur ou encore se rendre au travail en vélo sont toutes des activités simples pouvant augmenter votre niveau de vitalité.


 

• Incorporer des périodes régulières d’activité physique plus intenses presque tous les jours.

Par exemple, 30 min d’exercices cardiovasculaires d’intensité modérée à élevée (marche en montagne, course à pied, natation) est assez pour réduire les risques d’hypertension artérielle, de diabète et de maladies cardiovasculaires. De plus, essayez d’incorporer quelques exercices de musculation (fentes, pompes, squat) afin d’améliorer la force musculaire. Cela diminue les risques de chute, et d’ostéoporose en plus de ralentir la perte de masse musculaire qui vient inévitablement avec l’âge.


 

 • Réaliser des mouvements généraux.

Le corps doit être capable de se mouvoir efficacement et sans douleur dans tous les plans de mouvement. Le yoga, le Pilates ainsi que le Taï-chi sont d’excellentes activités permettant de bouger dans toutes sortes de positions en plus d’acquérir souplesse et tonus.


 

Pour améliorer sa santé générale, de petits changements peuvent faire toute la différence. Utilisez votre environnement, une multitude de possibilités sont à votre portée.


Katzmarzyk. Sitting Time and Mortality from All Causes, Cardiovascular Disease, and Cancer. Med. Sci. Sports Exerc., 2009


Dr Charles St-Pierre, chiropraticien

 

Votre corps en dit long sur votre état d'esprit

Publié le 25 avril 2016 à 11:10 Comments commentaires (0)


J’ai toujours été fasciné par la complexité du cerveau et du système nerveux. Lorsque l’on s’intéresse au fonctionnement du cerveau, on doit également considérer l’aspect psychologique. Sommes-nous seulement des machines résultant d’un processus physico-chimique ou notre conscience s’élève-t-elle au-delà de notre aspect physique? Peu importe ce en quoi vous croyez. Pour ma part, je suis persuadé qu’il est impossible de dissocier le mental du physique. Nos pensées ont une influence majeure sur notre physionomie tout comme les sensations du corps peuvent modifier notre état d’esprit.


Dernièrement, je me suis intéressé à l’interaction entre la mobilité du corps, plus particulièrement de la colonne vertébrale, et la capacité d’un individu à s’adapter aux stress et à faire preuve de flexibilité mentale. Plusieurs études tendent à démontrer que bouger adéquatement les articulations de sa colonne vertébrale est essentiel pour maintenir son cerveau en santé. Cela est particulièrement vrai pour les portions du cerveau responsables du processus de décision, de la planification, de la concentration et de l’apprentissage. Les pensées et les émotions ne sont, en majeure partie, que l’internalisation du mouvement. En anglais, le mot emotion inclut un autre mot, soit motion, qui se traduit textuellement en français par « mouvement ». Donc, un individu capable de se mouvoir efficacement et sans douleur verra un effet positif sur son état d’esprit.


C’est au début des années 1940 que l’importance du corps dans le domaine de la psychologie a été mise de l’avant par le controversé psychiatre Wilhelm Reich. Ce dernier stipulait que les sentiments et les émotions qui sont bloqués ou réprimés se manifestent dans le corps physique par une perte de mobilité, des tensions musculaires et une respiration restreinte. Quand le processus se répète pendant une longue période de temps, ces blocages en viennent à faire partie intégrante du corps. Ce dernier se referme telle une armure. De ce fait, lorsqu’un chiropraticien aide le corps d’un individu à s’ouvrir, à progressivement dégager sa posture, à libérer sa respiration et ses blocages, celui-ci devient plus conscient. Libérer le corps contribue ainsi à libérer l’esprit et la conscience.


En conclusion, une colonne vertébrale rigide et un individu qui se raidit peuvent être des manifestations de tensions émotionnelles accumulées. Bouger, mobiliser ses articulations ou encore libérer ses tensions aura non seulement des effets physiques, mais potentiellement psychologiques.

 

Dr Charles St-Pierre, chiropraticien

Texte inspiré du livre The Six Pillars of Self-Esteem, de Nathaniel Branden


Voici pourquoi lever des poids au gymnase pourrait s'avérer totalement inutile!

Publié le 19 novembre 2015 à 11:30 Comments commentaires (0)

En septembre dernier, j’ai été plongé dans une lecture totalement fascinante… le titre du livre; “Natural Born Heroes” de Christopher McDougal. Un livre captivant dans lequel l’auteur nous plonge sur l’île de Crète, en Grèce, pendant la Deuxième guerre Mondiale. Ce livre au style particulier; une histoire vraie racontée comme un roman d’aventure, s’entrecoupe de passages tantôt scientifiques, tantôt anecdotiques, tantôt philosophiques. À travers un périple rocambolesque, Christopher McDougall cherche à répondre à une seule question: “Comment développer une santé véritable?” Tout y passe: les origines de la mythologie Grec, la diète méditerranéenne, l’incroyable endurance physique des Crétois, les origines de l’éducation physique, les principes héroïques de Georges Hébert et la méthode d’entraînement du Dr Phil Maffetone.



 

Pourquoi ce sujet m’interpelle? C’est que depuis quelque temps, je me passionne sur l’art de mieux bouger et les mouvements dit « fonctionnels ». Natural Born Heroes nous transporte dans l’art de bouger naturellement. Ainsi, « lever des poids assis à la salle d’entraînement est-il vraiment un mouvement naturel? » Si l’objectif est d’avoir de plus gros bras, oui! Cet objectif aura probablement été atteint en un mois ou deux. Cependant, avoir de plus gros bras n’est aucunement utile dans la vie de tous les jours. Pour retrouver une meilleure santé, nous devons retourner à nos instincts naturels et être capable de réaliser efficacement des mouvements généraux. Nous devrions toujours nous entraîner de manière à solliciter plusieurs groupes musculaires à la fois lors d’un seul et même exercice. Cette image du corps athlétique où les gens possèdent à la fois endurance, flexibilité, force et agilité a quelque peu été détournée au début des années 1970 lorsqu’un certain Arnold Schwarzenegger est apparu sur les écrans radars. Sous sa montagne de muscles « boostés » aux stéroïdes, notre cher monsieur Univers a complètement révolutionné notre représentation de la beauté et de la santé. Depuis, l’image d’une santé idéale signifie gros muscles et « shake » de protéines.

 

Est-ce vraiment l’idéal à atteindre? La santé ne devrait pas être une question de sensation ou encore d’image. La santé est une question de fonction et d’être au meilleur de soi, à chaque instant. Si Arnold avait eu à s’enfuir d’un ours en plein cœur de la forêt, sa montagne de muscles ne lui aurait pas été d’une grande utilité. Même chose pour sauver un individu de la noyade. Au lieu de se concentrer sur une activité, nous devrions plutôt favoriser le développement d’un large éventail d’habiletés motrices. Nous devrions, dès le jeune âge, apprendre à courir, sauter, grimper, nager et lancer. Pourquoi? Parce que notre développement moteur est intimement lié avec notre développement neurologique. Sans cerveau, il est impossible de se mouvoir dans notre environnement. Notre système nerveux est essentiel à notre survie. Il y a plusieurs millions d’années, notre système nerveux nous permettait de nous protéger afin de fuir le danger ou de combattre un ennemi. Il nous donnait également l’opportunité de prospérer pour se déplacer à la recherche d’un environnement plus enrichissant ou pour chercher de la nourriture. Le mouvement est si important pour le développement du cerveau qu’il est possible d’affirmer « qu’un cerveau et un système nerveux est seulement nécessaire chez les créatures qui bougent »(1). D’un point de vue évolutif, le développement de la taille du cerveau de l’espèce humaine est en relation direct avec le développement d’une multitude d’habiletés motrices. D’un être qui se déplaçait à quatre pattes, l’espèce humaine s’est relevée sur ses deux jambes, lui permettant de regarder au loin pour envisager le futur et libérer les deux bras pour manipuler des objets. Cette évolution est également visible dans la vie de tous les jours. Observez un bébé grandir et vous constaterez que le développement de son cerveau est directement corrélé aux différents mouvements naturels qu’il apprend au fur et à mesure que la vie progresse.

 

Ainsi, pour maintenir une santé véritable, bouger est essentiel. Plus l’activité sollicite un large éventail de muscles, plus grand sera l’impact sur notre santé. De plus, le développement moteur et le développement neurologique vont de pair. J’aime bien l’adage qui dit « qu’améliorer son cerveau, c’est améliorer sa santé » et vous comprenez maintenant pourquoi. Pour conclure, je vous laisse avec cette réflexion; on dit du cerveau humain qu’il permet la conscience, qu’il permet de penser et de réfléchir, mais en bout de ligne, qu’est-ce que la pensée? Est-ce seulement l’internalisation du mouvement?

 

Dr Charles St-Pierre, chiropraticien

 

1 Melillo et Leisman. Neurobehavioral disorders of childhood, Springer Science + Business Media, LLC 2009, p.15

Une meilleure posture pour une meilleure santé et... plus de performance

Publié le 24 juillet 2015 à 9:20 Comments commentaires (0)


Vous avez sans doute un souvenir pas si lointain de votre mère qui vous rappelait constamment de faire attention à votre posture et de vous tenir droit. Elle croyait certainement qu’un enfant qui grandi droit devient un adulte fort. En fait, votre mère n’avait pas totalement tort. Au-delà de se ternir droit, la posture correspond à un ensemble de fines contractions musculaires qui vont permettre au corps d’exécuter adéquatement le prochain mouvement. Vous croyez qu’adopter une bonne posture est seulement utile à la course à pied? Détrompez-vous puisque qu’un alignement optimal est également nécessaire à la natation et au vélo.


 

De manière générale, une bonne posture est essentielle afin d’être capable de réaliser efficacement l’ensemble de ses activités de la vie quotidienne (travail et entraînement). La gravité qui nous tire vers le sol ou encore le fond de la piscine ne prend jamais de pause. Si vous adoptez une mauvaise posture, vous dépenserez une énergie incroyable à tenter de combattre la gravité pour vous maintenir debout. Certains muscles seront sur-utilisés et vous ressentirez des tensions principalement à la base de la nuque ou dans le bas du dos. Une posture voûtée vers l’avant autant en course à pied qu’en vélo limite la respiration et l’expansion de la cage thoracique. À la longue, votre organisme se retrouvera sous-oxygéné et la fatigue se fera sentir plus tôt. D’un autre côté, une bonne posture est synonyme d’économie d’énergie. Un bassin droit, une tête centrée sur les épaules, une colonne vertébrale allongée qui bouge bien ainsi que des muscles abdominaux forts vous permettront d’aller plus vite, plus longtemps. D’un point de vue santé, la posture est le reflet de l’état fonctionnel du système nerveux. Ainsi, quelqu’un qui se tient droit, le torse bombé et qui regarde au loin dégage davantage de confiance et d’assurance que quelqu’un dont la tête et les épaules sont tournées vers l’avant. Nos humeurs affectent notre posture tout comme notre posture peut influencer nos pensées. Comment l’améliorer? Avant d’aller courir, nager ou rouler, essayez cet exercice tout simple: tenez vous debout, fermez les yeux et imaginez qu’un fil vous tire par la tête vers le ciel alors que votre bassin est solidement ancré au sol. Respirez profondément pendant quelques secondes, vous sentirez votre colonne vertébrale s’allonger!


 

Ainsi, en vous assurant de maintenir une bonne posture, non seulement dans les trois disciplines phares du triathlon, mais également dans toutes vos activités quotidiennes, vous préviendrez bien des maux. Vos mouvements seront plus souples, vos muscles plus forts et votre système nerveux plus réactif. Cela limitera les risques de blessures dû aux mouvements répétitifs qui guettent tout triathlète à l’entraînement. Alors, la prochaine fois que vous traverserez le fil d’arrivée de votre prochain triathlon, pensez à votre posture et ayez l’air triomphant!



 


Dr Charles St-Pierre, chiropraticien

 

Quelques astuces pour un déménagement en toute sécurité sans se blesser!

Publié le 22 juin 2015 à 11:00 Comments commentaires (0)

La période du déménagement arrive à grand pas! Il peut paraître étrange à vos yeux, mais réaliser un déménagement c'est, de mon point de vue, comme aller s'entraîner en musculation dans un gymnase. On aura à utiliser nos bras et nos jambes pour soulever à répétitions plusieurs charges et ce, bien souvent dans des postures de toutes sortes. Alors, voici quelques astuces qui pourraient vous évitez bien des maux.


Bien se préparer avant son déménagement:


 

  • Faites vérifier l’état de votre santé neuro-musculo-squelettique par votre chiropraticien avant d’entamer ce projet exigeant physiquement
  • Utilisez des boîtes de taille moyenne ou petite et évitez de les surcharger
  • Choisissez des boîtes munies de poignées pour faciliter la préhension
  • Invitez famille et amis à venir vous donner un coup de main

 

Pendant le déménagement:


 

  • Échauffez-vous avant de commencer
  • Prenez des pauses régulièrement et hydratez-vous
  • Penchez-vous en pliant les genoux et non le dos et soulevez votre charge en utilisant la force de vos jambes
  • Soulevez les charges lourdes à deux et utilisez des sangles de déménagement
  • Gardez la charge près de votre corps pour diminuer la tension sur les muscles et les articulations
  • Évitez les torsions du haut du corps quand vous déposez une boîte. Pivotez plutôt avec les pieds

 

Après le déménagement:

 


  • Étirez-vous
  • Consultez votre chiropraticien pour vous assurez de l’alignement optimal de votre colonne vertébrale

 


Source: Association des Chiropraticiens du Québec, http://www.chiropratique.com/


10 trucs pour une vie débordante de santé!

Publié le 18 juin 2015 à 15:50 Comments commentaires (0)

Je ne prétends pas être l’apôtre de la santé optimale. Comme tout le monde, j’ai parfois des écarts en matière de santé… je ne dors pas toujours mon 8 heures par nuit et j’avoue avoir la dent sucrée après les repas. Je vous présente ici 10 trucs SANTÉ qui ont eu et qui ont toujours un impact majeur sur mon niveau de vitalité

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1. Mangez des aliments « authentiques »


Moins les aliments ont été transformés, meilleurs ils sont pour la santé. Si vous n’êtes pas en mesure d’identifier les ingrédients qui composent votre menu, c’est qu’il y a trop d’aliments transformés! Un aliment authentique contient un ingrédient. Posez-vous la question suivante: est-ce que je pourrais retrouver cet aliment dans la nature? Si la réponse est non, ce n’est probablement pas le meilleur choix santé.

 

2. Buvez un minimum de 2 litres d’eau par jour

 

On ne le répétera jamais assez! Le corps étant constitué entre 60 et 70% d’eau, une hydratation optimale permet, entre autre, une meilleure élimination des toxines, une meilleure digestion ainsi qu’une meilleure concentration mentale.

  

3. Réalisez au moins 30 minutes d’exercice cardiovasculaire à chaque jour

 

Marche, vélo, course, natation sont tous d’excellentes activités. Vous réduirez ainsi vos risques de souffrir d’hypertension artérielle, de diabète ou de maladies cardiovasculaires.

 

 

4. Limitez votre temps écran (télévision, ordinateur, tablette, cellulaire) à moins d’1h/jour en dehors des heures de travail


À certains points, les nouvelles technologies nous ont plutôt éloigné que rapproché. Avez-vous déjà remarqué combien de couple assis au restaurant ont les yeux rivés sur leur cellulaire au lieu de se parler?

  

5. Faites de la musculation 2 à 4 fois par semaine


Avoir une bonne capacité musculaire diminue les risques de chute et d’ostéoporose et elle ralentit les inévitables pertes de la masse musculaire qui accompagne l’avancement en âge.

  

6. Ayez fréquemment des activités sociales


L’être humain a évolué en collectivité. Pour développer ce cerveau qui nous est propre, il est essentiel d’avoir des interactions sociales.

  

7. Dormez au moins 8 heures par nuit


C’est lorsque le cerveau conscient prend une pause que le corps peut se régénérer.

 

8. Changez votre perception du stress


De nos jours, une personne moyenne est exposée à 30 fois plus de stress qu’il y a 60 ans. Au lieu de percevoir le stress comme un ennemi, voyez-le comme un allié vous permettant de surmonter un obstacle.

 

9. Prenez au moins 10 à 15 minutes, chaque jour, pour vous détendre et vous intérioriser


Méditation, étirements en douceur, respirations profondes sont tous des bons moyens pour calmer le système nerveux et relâcher les tensions.

 

10. Ayez un système nerveux optimal


C’est fort simple: si je demande à n’importe qui dans la rue si une excellente communication entre le cerveau et le corps est importante, la réponse sera, sans aucun doute, affirmative! Le cerveau agit comme le chef d’orchestre et pour que la magie s’opère entre les musiciens, la commande centrale doit être parfaite. De ce fait, la chiropratique se trouve à être la seule profession à corriger les interférences nerveuses au niveau colonne vertébrale. Ainsi, un système nerveux dégagé est gage d’une bonne santé.

 

Et vous, quels sont vos trucs SANTÉ? Qu’est-ce qui vous permet de vous sentir plein d’énergie? Je suis prêt à parier que plusieurs des trucs énoncés plus haut font partie de votre liste! Faites-nous part de vos commentaires et suggestions!


Dr Charles St-Pierre, chiropraticien